Salut a tous !
Ca va faire deux semaines qu on a pas donne de nouvelles, deux semaines qu on ne s est pas arrete, deux semaines qu on ne trouve pas internet, deux semaines qu il n y a rien que du soleil sur notre route. Du desert en veux tu, en voila. On a traverse des etendues immenses sans un centimetre carre d ombre, sans l ombre d une vie, juste le desert. Le soleil n est plus notre pire ennemi, maintenant c est le vent. On ne va pas aussi vite que prevu mais on a trouve notre rythme de croisiere. Tous les jours, on se promet de partir tot, avant qu il ne fasse trop chaud, et tous les jours on part sous un horrible cagnard. On se jure de ne pas rouler entre midi et deux... et on oublie. Malgre tout, on avance lentement mais surement. On s habitue au paysage, on oublie que l on est a l autre bout du monde. On se dit parfois qu on vit a la perpendiculaire des europeens (dans tous les sens du terme, geometrique, meteorologique, ...). J aime me dire qu on est rentre dans notre petite routine du voyage. On ne pense plus qu a l essentiel : boire, manger, dormir (accessoirement se laver et profiter du paysage). On garde la philosophie et les grands projets de vie pour le retour. Il faut dire que le soleil et le vent ne nous aident pas cerebralement. On roule de ferme en ferme et on evite au maximum les villes. Les blancs nous mettent en garde des noirs : "They gonna rob you and rape you ... and rape YOU too". C est le genre de message qui met du jus dans les jambes et qui donne envie de s enfuire. Oui, on est passe par des villes assez flippantes. On ne fait pas les malins avec les locaux, on prefere jouer aux aventuriers tout seul dans la nature. On ne sait jamais comment les gens vont reagir, ils sont tous tellement differents. D une ville a l autre, on va se faire applaudir et jeter des regards haineux. Les blancs se barricadent derriere des grillages, barbeles, rayons lazer, chiens, gardiens. Certains portent constamment des armes a feu sur eux. Les noirs, cloitres dans leurs town ship (town shit) n ont pas un rond, ne comprennent aucunenement ce qu on fait ici et se sentent mal a l aise quand on leurs adresse la parole. D autres roulent en Jaguard. Ici le mot d ordre, c est "mefiance". Alors on ne sait VRAIMENT pas quel comportement adopter. Au moins, avec les serpents, les singes et les aligators (oui oui, sur la route), on sait qu il faut vite se tailler.
Voila, maintenant on change d environnement, on a atteint "Pi - i", Port Elisabeth. On est au bord de l ocean Indien ! Ici tout est a nouveau tres civilise. Les camions plein de moutons se sont transformes en cabriolets. Les bottes de fermier en tongues. Les zebres sont maintenant des dauphins et les elephants des baleines. Le Zoulou est devenu anglais. C est un 360 instantanne. On va enfin pouvoir souffler un peu. Il faut imperativement que l on s arrete un jour ou deux. On est KO. Aussi, on ne voit pas les jours passer. Tout va si vite, on a guere le temps de profiter avec les doigts de pied en eventail. C est un comble mais on a envie de vacances :-).
Alors, on vous embrasse tous tous tous et on va vite se jeter dans l'ocean. Les dauphins s impatientent !
Je pense qu on trouvera plus facilement internet sur la cote. On espere pouvoir mettre le blog a jour plus regulierement. Bisous a tous !!!
Happy to hear you are back in civilized land :-) the rural areas are very ... rural (it's the same in any country, I suppose). I'm sure the Dolphin Coast and the Garden Route will be much kinder to you after the harsh conditions of the Karoo. Lots of love from the Joburg Crew! Karen and Emma :-)
RépondreSupprimerHey prenez le temps de vous requinquez vous l'avez bien merites apres tout ;-). Et continuez de nous donner des news aussi souvent que vous le pouvez!
RépondreSupprimerBon séjour à PI-I ;-) Le trajet le long de la cote est plutôt sympathique ! Des bises
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