Tout va si vite ! 6 semaines, ce n est vraiment pas grand chose. En fait ce n est pas suffisant pour voyager a velo. On a a peine eu le temps de se mettre en jambes, a peine eu le temps de prendre nos petites habitudes que c est deja fini. On aura roule dans le desert, le long de la Garden Route et dans la peninsule du Cap. On aura vu tellement d ambiances differentes, entendu tellement d histoires diverses et variees, nous voila deja de retour a la civilisation. Le cap de Bonne Esperance est bonde de touristes, les gens se font peur, un vol pour l Europe respecte des horaires, des regles et autres check in. Apres avoir connu la liberte et goute a la vie sauvage, il faut revenir a ce qu on appelle communement la realite. "SHAME" comme on dit ici.
Difficile de decrire un voyage depuis un cyber cafe de centre ville. On est perdu, comme deux hermites qui visiteraient Paris le weekend avant Noel.
Ici, tout est magnifique. L ocean est turquoise, la montagne est grandiose, c est vert et il fait bon. Et apres ? Ca ressemble aux vacances tout ca, a la nuance pres que pour nous c est un voyage ! On est arrive ici a velo et meme si on est entoure de touristes, on a quelque chose en plus : beaucoup de satisfaction.
On l a fait !
Le plus important dans tout ce voyage, aussi court qu il aura ete, n aura pas ete le beau, mais le VRAI, et il se fait rare de nos jours !
Pas de satisfaction sans effort, pas d effort sans volonte, pas de volonte sans reve, pas de reve sans realite (la VRAIE REALITE). Ce voyage nous aura souffle de l oxygene dans les poumons et nous aura ecarte encore un peu plus de ce monde qui n est plus vrai. (SOUPIR). Vous l aurez compris, on a hate de repartir. On va la traquer cette realite ! C est la drogue du reveur, celle qui donne du sens a la vie. Elle ne se vend pas sous le manteau, elle n a pas de prix.
Voila, une nouvelle page se tourne. Encore une fois, tout devient passe et souvenirs.
Il nous reste juste notre Bonne Esperance pour l avenir.
Gros Bisous a tous et a tres vite !
Greg & Emily
Les roues de la découverte à 2
Bienvenue à tous ! Les roues de la découverte sont de retour et se multiplient ! Après l'Europe et le Moyen-Orient en solo, je vous invite à suivre l'avancement de ce nouveau voyage en Afrique du Sud en Duo.
samedi 21 décembre 2013
Cap ou pas Cap ? Action et verite
mercredi 4 décembre 2013
Changement de monde
Salut a tous !
Ca va faire deux semaines qu on a pas donne de nouvelles, deux semaines qu on ne s est pas arrete, deux semaines qu on ne trouve pas internet, deux semaines qu il n y a rien que du soleil sur notre route. Du desert en veux tu, en voila. On a traverse des etendues immenses sans un centimetre carre d ombre, sans l ombre d une vie, juste le desert. Le soleil n est plus notre pire ennemi, maintenant c est le vent. On ne va pas aussi vite que prevu mais on a trouve notre rythme de croisiere. Tous les jours, on se promet de partir tot, avant qu il ne fasse trop chaud, et tous les jours on part sous un horrible cagnard. On se jure de ne pas rouler entre midi et deux... et on oublie. Malgre tout, on avance lentement mais surement. On s habitue au paysage, on oublie que l on est a l autre bout du monde. On se dit parfois qu on vit a la perpendiculaire des europeens (dans tous les sens du terme, geometrique, meteorologique, ...). J aime me dire qu on est rentre dans notre petite routine du voyage. On ne pense plus qu a l essentiel : boire, manger, dormir (accessoirement se laver et profiter du paysage). On garde la philosophie et les grands projets de vie pour le retour. Il faut dire que le soleil et le vent ne nous aident pas cerebralement. On roule de ferme en ferme et on evite au maximum les villes. Les blancs nous mettent en garde des noirs : "They gonna rob you and rape you ... and rape YOU too". C est le genre de message qui met du jus dans les jambes et qui donne envie de s enfuire. Oui, on est passe par des villes assez flippantes. On ne fait pas les malins avec les locaux, on prefere jouer aux aventuriers tout seul dans la nature. On ne sait jamais comment les gens vont reagir, ils sont tous tellement differents. D une ville a l autre, on va se faire applaudir et jeter des regards haineux. Les blancs se barricadent derriere des grillages, barbeles, rayons lazer, chiens, gardiens. Certains portent constamment des armes a feu sur eux. Les noirs, cloitres dans leurs town ship (town shit) n ont pas un rond, ne comprennent aucunenement ce qu on fait ici et se sentent mal a l aise quand on leurs adresse la parole. D autres roulent en Jaguard. Ici le mot d ordre, c est "mefiance". Alors on ne sait VRAIMENT pas quel comportement adopter. Au moins, avec les serpents, les singes et les aligators (oui oui, sur la route), on sait qu il faut vite se tailler.
Voila, maintenant on change d environnement, on a atteint "Pi - i", Port Elisabeth. On est au bord de l ocean Indien ! Ici tout est a nouveau tres civilise. Les camions plein de moutons se sont transformes en cabriolets. Les bottes de fermier en tongues. Les zebres sont maintenant des dauphins et les elephants des baleines. Le Zoulou est devenu anglais. C est un 360 instantanne. On va enfin pouvoir souffler un peu. Il faut imperativement que l on s arrete un jour ou deux. On est KO. Aussi, on ne voit pas les jours passer. Tout va si vite, on a guere le temps de profiter avec les doigts de pied en eventail. C est un comble mais on a envie de vacances :-).
Alors, on vous embrasse tous tous tous et on va vite se jeter dans l'ocean. Les dauphins s impatientent !
Je pense qu on trouvera plus facilement internet sur la cote. On espere pouvoir mettre le blog a jour plus regulierement. Bisous a tous !!!
Ca va faire deux semaines qu on a pas donne de nouvelles, deux semaines qu on ne s est pas arrete, deux semaines qu on ne trouve pas internet, deux semaines qu il n y a rien que du soleil sur notre route. Du desert en veux tu, en voila. On a traverse des etendues immenses sans un centimetre carre d ombre, sans l ombre d une vie, juste le desert. Le soleil n est plus notre pire ennemi, maintenant c est le vent. On ne va pas aussi vite que prevu mais on a trouve notre rythme de croisiere. Tous les jours, on se promet de partir tot, avant qu il ne fasse trop chaud, et tous les jours on part sous un horrible cagnard. On se jure de ne pas rouler entre midi et deux... et on oublie. Malgre tout, on avance lentement mais surement. On s habitue au paysage, on oublie que l on est a l autre bout du monde. On se dit parfois qu on vit a la perpendiculaire des europeens (dans tous les sens du terme, geometrique, meteorologique, ...). J aime me dire qu on est rentre dans notre petite routine du voyage. On ne pense plus qu a l essentiel : boire, manger, dormir (accessoirement se laver et profiter du paysage). On garde la philosophie et les grands projets de vie pour le retour. Il faut dire que le soleil et le vent ne nous aident pas cerebralement. On roule de ferme en ferme et on evite au maximum les villes. Les blancs nous mettent en garde des noirs : "They gonna rob you and rape you ... and rape YOU too". C est le genre de message qui met du jus dans les jambes et qui donne envie de s enfuire. Oui, on est passe par des villes assez flippantes. On ne fait pas les malins avec les locaux, on prefere jouer aux aventuriers tout seul dans la nature. On ne sait jamais comment les gens vont reagir, ils sont tous tellement differents. D une ville a l autre, on va se faire applaudir et jeter des regards haineux. Les blancs se barricadent derriere des grillages, barbeles, rayons lazer, chiens, gardiens. Certains portent constamment des armes a feu sur eux. Les noirs, cloitres dans leurs town ship (town shit) n ont pas un rond, ne comprennent aucunenement ce qu on fait ici et se sentent mal a l aise quand on leurs adresse la parole. D autres roulent en Jaguard. Ici le mot d ordre, c est "mefiance". Alors on ne sait VRAIMENT pas quel comportement adopter. Au moins, avec les serpents, les singes et les aligators (oui oui, sur la route), on sait qu il faut vite se tailler.
Voila, maintenant on change d environnement, on a atteint "Pi - i", Port Elisabeth. On est au bord de l ocean Indien ! Ici tout est a nouveau tres civilise. Les camions plein de moutons se sont transformes en cabriolets. Les bottes de fermier en tongues. Les zebres sont maintenant des dauphins et les elephants des baleines. Le Zoulou est devenu anglais. C est un 360 instantanne. On va enfin pouvoir souffler un peu. Il faut imperativement que l on s arrete un jour ou deux. On est KO. Aussi, on ne voit pas les jours passer. Tout va si vite, on a guere le temps de profiter avec les doigts de pied en eventail. C est un comble mais on a envie de vacances :-).
Alors, on vous embrasse tous tous tous et on va vite se jeter dans l'ocean. Les dauphins s impatientent !
Je pense qu on trouvera plus facilement internet sur la cote. On espere pouvoir mettre le blog a jour plus regulierement. Bisous a tous !!!
lundi 18 novembre 2013
On ira jusqu au bout du monde
On ira jusqu au bout du monde, c est notre objectif. A ce point, on aura passe un cap, c est toute notre esperance. Mais voila, a velo, ce n est pas si facile.
On roule sous un soleil de plomb, il fait extrement chaud.
Quand il n y a pas de vent, on se deshydrate tres tres vite.
Quand il y a du vent, il est toujours de face et nous empeche d avancer.
En 5 jours de route, on s est extirpe de Jobourg, on a roule au milieu d immenses plaines ou poussent vaches, autruches et autres bles. On a traverse le Texas et ses grandes etendues. Les fermes ressemblent a la petite maison dans la prairies. Les types roulent en pick up. Je crois qu il y a erreur, on est aux etats unis! On s est fait arreter le deuxieme jour par une tempete qui nous a oblige de planter la tente a cote d un transfo au milieu de nul part. (Pour une premiere nuit en tente c etait pas banal. On a eu le droit a des centaines d eclairs et un vent a decorner les boeufs). Le lendemain, on a reussi a se trouver une place dans une "lodge" pleine de zebres. On s est fait invite chez Carel pres de Frankfort et aujourdhui, on dort a Clarens chez une drole de hippy qui nous laisse une chambre genre 5 etoiles au guide michelin.
La chance est globalement de notre cote pour ce qui est du dodo. Les gens sont serviables et le voyageur a velo est plutot bien accueilli. On ne se plaint pas de grand chose mais on a encore beaucoup de mal a comprendre le fonctionnement du pays vis a vis de la couleur de peau des gens. On se sent souvent mal a l aise. Dans les villes, on peut sentir des efforts pour que tout le monde puisse vivre ensemble mais dans les campagnes, on est loin de ca. L herbe est coupe aux ciseaux autours des grosses maisons... C est bizarre. En tant que petit francais, on a du mal a digerer certaines situations.
Voila, a part ca, on est creves, on se prend un jour off pour souffler. On a peur de tomber malade a cause du soleil. On essait de faire attention a nous mais le soleil, le vent, le relief hardcore ne nous aident pas.
Demain on va prendre la direction plein Ouest et longer la frontiere Nord du Lesotho. On longera le Drakensberg un petit moment avant de retrouver les grandes plaines brulantes.
On ne trouve pas d acces internet, mais on essaiera de tenir le blog a jour regulierement.
Gros bisous de nous deux a vous touuuuuus !
On roule sous un soleil de plomb, il fait extrement chaud.
Quand il n y a pas de vent, on se deshydrate tres tres vite.
Quand il y a du vent, il est toujours de face et nous empeche d avancer.
En 5 jours de route, on s est extirpe de Jobourg, on a roule au milieu d immenses plaines ou poussent vaches, autruches et autres bles. On a traverse le Texas et ses grandes etendues. Les fermes ressemblent a la petite maison dans la prairies. Les types roulent en pick up. Je crois qu il y a erreur, on est aux etats unis! On s est fait arreter le deuxieme jour par une tempete qui nous a oblige de planter la tente a cote d un transfo au milieu de nul part. (Pour une premiere nuit en tente c etait pas banal. On a eu le droit a des centaines d eclairs et un vent a decorner les boeufs). Le lendemain, on a reussi a se trouver une place dans une "lodge" pleine de zebres. On s est fait invite chez Carel pres de Frankfort et aujourdhui, on dort a Clarens chez une drole de hippy qui nous laisse une chambre genre 5 etoiles au guide michelin.
La chance est globalement de notre cote pour ce qui est du dodo. Les gens sont serviables et le voyageur a velo est plutot bien accueilli. On ne se plaint pas de grand chose mais on a encore beaucoup de mal a comprendre le fonctionnement du pays vis a vis de la couleur de peau des gens. On se sent souvent mal a l aise. Dans les villes, on peut sentir des efforts pour que tout le monde puisse vivre ensemble mais dans les campagnes, on est loin de ca. L herbe est coupe aux ciseaux autours des grosses maisons... C est bizarre. En tant que petit francais, on a du mal a digerer certaines situations.
Voila, a part ca, on est creves, on se prend un jour off pour souffler. On a peur de tomber malade a cause du soleil. On essait de faire attention a nous mais le soleil, le vent, le relief hardcore ne nous aident pas.
Demain on va prendre la direction plein Ouest et longer la frontiere Nord du Lesotho. On longera le Drakensberg un petit moment avant de retrouver les grandes plaines brulantes.
On ne trouve pas d acces internet, mais on essaiera de tenir le blog a jour regulierement.
Gros bisous de nous deux a vous touuuuuus !
mardi 12 novembre 2013
On revient de loin...
On dit qu'un beau voyage est plein de surprises, de rebondissements et d'avenure.
Nous venons de battre un record du monde...
Je vous la fais courte, faites le petit effort d'imagination en plus.
Apres avoir booké les billets vendredi à 22h en stress, on finit de préparer les baguages à 1h30. On est KO avant même d'avoir commencé, on dort à peine 4h et on file à la gare de Dijon. On se fait refouler du TGV direction Charles De Gaule à cause du "règlement" qui interdit les vélos emballés dans des cartons. On manque de tuer le controleur et on saute dans le train pour gare de Lyon. Le compte à rebours commence, le temps passe trop vite. On arrive à 09h07 à la gare, alors que l'avion décolle à 11h10. On donne tout ce qu'on peut dans le métro de Paris avec nos 75kg de baguages pour battre le record du monde de transfert vers l'aeroport. 10h09, on l'a fait ! On est au Check in, l'avion nous attendra.
S'en suit 10h d'attente en Arabie Saoudite avec ce type qui hurle dans son micro, juste pour t'empêcher de dormir et t'user les nerfs jusqu'à ce que mort s'en suive.
Finalement, on entre dans l'avion direction JoBourg. Fier de notre exploit, on se dit que tout finit par s'arranger. Mais non, les beaux voyages ne sont pas si faciles que ça, voyons ! A l'arrivée ce sont les vélos qui manquent à l'appel. C'est reparti pour 2h de combat acharné... Ce voyage commence merveilleusement bien ! Tout s'effondre, on a pas les vélos. Il ne pouvait rien nous arriver de pire.
Merci quand même aux âmes charitables parisiennes pour l'aide dans le métro et à Laroussi pour nous avoir calmé à Jeddah.
Hier, c'était mon anniversaire ! Alors jours exceptionnels, programmes exceptionnels. Emma nous emmène au Pilanesberg national Park. Sur la route, la compagnie aerienne nous annonce que nos vélos sont à JoBourg : Joyeux anniversaire ! Le voyage continue. On file au Nord et on croise les fameuses girafes, élephants, gnous ou autre zebres. On a du mal à y croire mais on est dans la brousse, en Afrique. C'est le jour de mon anniversaire et finalement, on va le faire ce voyage !
Aujourd'hui, ce sont les derniers préparatifs, on monte les vélos et on boucle les baguages. Demain c'est le départ. Direction plein Sud !
Merci infiniment à Emma, Karen et Sue pour votre aide. Vous venez de nous sauver la mise !
Merci à tous pour vos messages d'anniversaire. Nous n'aurons guère le temps de répondre à tous les messages d'ici Noel mais sachez que nous les recevons bien et qu'ils nous font tous plaisir.
A très vite pour les aventures : cyclopédiques, cette fois.
Bises à tous de la part d'Emily et Greg !
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