Il me reste 2 jours de route pour arriver au Caire. Je me lance sur l'autoroute qui me mènera jusqu'à cette immense ville de 26 millions d'habitants. Une dernière nuit sous ma tente. Un dernier coup d oeil sur le désert éclairé par la lune avant de dormir. Je suis impatient, cette fois je veux arriver à destination. Je suis fatigué, j'ai mon billet d'avion déjà réservé, je suis sur les starting blocs pour rentrer à la maison.
Du désert, du désert, encore un ptit bout de désert, puis l'entrée dans la ville par l'autoroute et tout de suite les panneaux qui indiquent l'aéroport du Caire où je vais retrouver mon père. 5-4-3-2-1 km .... et ... wait for it... it's coming ... je le vois ... un coucou aux soldats et ça y eeeeeesssssssssttttttttttttttttttttt !!!!! Je suis arrivé à l'aéroport du Caaaaaaaaire !!!!!!!! C'est fini fini fini fini fini ! Je descends de mon vélo pour une dernière fois. J'ai du mal y croire. J'ai rêvé cet instant pendant des heures ces 3 derniers jours. Ca y est ! Les 4 mois sont finis, ce voyage que j'ai commencé : je l'ai fini, je suis allé au bout.
Pendant 20 min, j'étais vraiment hyper content, j'étais tout excité et avec un sourire jusqu'aux oreilles. Dans ma tête, il y a des feus d'artifices, ça va dans tous les sens, c'est la fête... Mais bon après un moment, tout s'est calmé. J'étais finalement rien qu'à l'aéroport du Caire. Il n'y avait pas de ligne blanche comme celle qui marque l'arrivée d'une course. Très vite l'enchantement à malheureusement disparu. Je me suis assis et j'ai attendu 8h tout seul.
Le vol MS800 a enfin été annoncé, l'avion atterrit et je retrouve mon père à 21h30. Les retrouvailles font un plaisir incroyable après 4 mois de solitude! On s'embrasse, on se dit quelques mots et puis... c'est très dur. Ça faisait 8 jours que je n'avais pas eu une conversation avec qqn, 8 jours que je n'ai parlé qu'à moi même, des mois que je n'ai pas dit un mot de français, des mois que je vis en quelque sorte complètement coupé du monde. Les mots ne sortent pas, j'ai le silence du désert dans la tête. "Alors ! Comment c'était ????!!!". => "Ben, pffff, ouai, j'sais pas, c'était bien ...". Je baragouine quelques phrases mais je ne suis pas vraiment sur de dire quelque chose qui a du sens. C'est un cirque pas possible dans ma tête.
On est resté 3 jours au Caire. Entre le Sphynx, les chameaux, les thés dans les ptits bouibouis, les taxis que tu payes 100 fois trop cher et les belles mosquées, je me sentais à l'aise, comme un poisson dans l'eau. De rester ici, accompagné, m'a permis de faire un retour à la réalité tout en douceur.
Tous les rêves ont une fin.
Le 20 décembre, je monte dans l'avion. J 'ai à peine 5h pour me faire à l'idée que je vais atterrir en France sous la neige, c'est pas assez de temps ce coup ci. L'avion se pose sur la piste gelée. C'est tout blanc, le ciel, lui, est gris. Les gens parlent français, se bousculent, parlent de leurs vacances. La claque fait mal.
Le Danube en Allemagne, la fête de la musique de Budapest, mes vaches en Roumanie, le resto à Istanbul, les cours à l'université ou le mariage à Ankara, les couchés de soleil dans la nature, les rencontres en Syrie, l'occupation en Palestine, la solitude dans le désert, le trafic du Caire : tout devient du passé. C'est fini, je rentre à la maison.
Suisse, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie Palestine, Israël, Egypte, 6400km à vélo, 122 jours de voyage : à cet instant tous ces chiffres ne représentent plus rien, dans 15 secondes je serai arrivé. Je pousse la porte et ... je suis chez moi.
C'est comme si rien ne s'était passé, il faut passer à autre chose.
Cette histoire appartient au passé.
On se dit que la suivante commence maintenant : ...
Les roues de la découverte
Bienvenue à tous! Welcome! Willkommen! Je vous invite à suivre, sur ce blog, l'avancement de mon voyage en vélo à travers l'Europe, l'Europe de l'est, la Turquie et le Moyen Orient. Le départ est prévu le 21 août 2010 à Dijon en France et l'arrivée en Jordanie, quelques mois plus tard selon où le vent me mènera...
jeudi 23 décembre 2010
mercredi 22 décembre 2010
Retour sur ...
Mes premières impressions après 3 jours en Israël,
Passer la frontière au pont Allenby n est pas chose facile. Il n ont pas vraiment aimé le fait que je sois passé en Syrie et au Liban, de plus je voyage tout seul, en vélo. Tout ça c’est bizarre, alors je suis passe au contrôle de sécurité et pas à moitie. Analyse de tous mes bagages au peigne fin, interrogatoire, questionnaire et longue attente. Ils font exprès de te laisser tout seul dans un coin pour voir quel est ta réaction, il faut juste attendre et ne rien demander.
Une fois la frontière passée, il faut en sortir. Evidemment comme ils te font attendre très longtemps il est trop tard pour moi de continuer en vélo et trouver un coin pour dormir. Je pensais que je n avais pas eu de chance mais tout était organise de telle sorte a ce que je me trouve dans l obligation de prendre le bus pour Jérusalem sans passer par la West Bank en Palestine. Je demande juste au cas où si je peux partir de la frontière en vélo : on me dit que c est interdit, je suis dans l obligation de prendre un taxi pour passer le check point. J achète donc mon ticket pour le taxi. Tout le monde essai de me mettre a l aise même si le secteur grouille de types armes jusqu’ aux dents.
Bilan, quand tu passes la frontière, tu te trouve dans l obligation de payer très cher un taxi. J avais l impression d être pris en otage, tu as l impression d être libre mais tu ne peux rien décider. On me dit que si je veux le taxi peut me déposer juste après le check point au milieu de la Palestine mais j apprends plus tard que c était pour me faire croire que j étais libre de décider. Si le chauffeur me laisse descendre avant Jérusalem, il perdra son Job et ira en prison probablement 3 ans. Je me retrouve dans ce mini bus qui me dépose à Jérusalem.
Je rencontre Rose qui vient de s faire refuser à la frontière. Elle voulait passer en Jordanie mais comme par hasard on lui a indique le mauvais bus pour passer la frontière. Elle a du attendre le suivant et comme il était trop tard, elle a été obligée de retourner a Jérusalem. Le contrôle est total, il n y a pas de mal entendu, il n y a pas de "Oups, on a fait une erreur", le pays est sous contrôle de l armée.
Rose est américaine et convertie musulman. Son histoire est intéressante, elle était officier de police en Utah. Son chef lui ordonne un jour de procéder a l arrestation d un Iraquien car il discute dans la rue et traine dans le quartier. Elle menotte le type, le fait monter dans sa voiture et lui dit "Je suis désole, c est un ordre, je dois vous emmener au commissariat". Le type lui répond :" Ne vous en faites pas ma sœur, si Dieu à décider comme cela, c est ce qui est le mieux". Elle a du mal à comprendre et discute une minute avec lui. "Qu’est ce qu’il vous fait garder cette force dans la vie", "ma religion". Elle plaide innocent pour lui, il est relâcher et ils deviennent ensuite les meilleurs amis du monde. Cette événement change la vie de Rose, elle se convertit, divorce, recommence des études a l université en histoire et prépare son PHD. Elle voyage beaucoup, haie son pays depuis qu’elle comprend la situation et vit au Moyen Orient depuis maintenant presque 4 mois.
On passe une journée ensemble, elle me raconte des centaines d histoires. Les protestations a Jérusalem ou un jeune homme de 16 ans s est place devant elle quand on a essaye de lui tirer dessus. Il lui a sauve la vie et lui est mort. Les tunnels de Gaza, les centres nucléaire en Iran ou encore sa vie en West Bank.
J ai de mal a tout comprendre, je ne connais pas assez l histoire du pays, mais je réalise petit a petit que je suis en ce moment même un touriste dans un pays sous occupation. A Jérusalem, un simple touriste peut : ne se rendre compte de rien. Tout est parfaitement organisé pour que rien ne se voie. Sauf que dans les bus, il n y a jamais d Arabe ou dans les boutiques arabes, il y a des croix de David. Des petits indices montrent que le contrôle Israélien est partout. Le moindre faux pas de la part d un Palestinien et c est une cartouche dans le ventre ou plusieurs années de prison. Les soldats israélien rentrent dans les maisons palestiniennes t y vivent pendant 1-2 jours...2 semaines pendant que la famille est emprisonnée dans la cuisine. Les enfants ne vont pas a l école, les soldats jouent aux jeux vidéo des gamins, les membres de la famille doivent demander la permission d aller au toilette jusqu’ a ce que les soldats décident de partir. Dans la partie Est de Jérusalem et dans les quartiers normalement arabes, les Israélien ont toujours une voiture de police qui les protège quelque part. La ville entière est sous surveillance video. Par contre l inverse est tout simplement impossible, les arabes ne passent jamais les check point. Les check point pour retourner en Palestine sont apparemment horrible. Tous les palestiniens doivent sortir des bus, se mettre en rend dans un couloir de barbelés, marchent sur des paves obliques et se font souvent frapper par les autorités. J aimerai voir tout ce qu’on me raconte, je n ai vu que quelques exemples. Parfois, les téléphones portables ne marchent pas, parfois internet est coupe. Je pense que la situation est comparable a la France occupée par l Allemagne mais personne ne se doute de rien ou plutôt les enjeux sont tellement grands que personne ne veut voir ce qu’il se passe. Comment une situation comme celle la peut durer si longtemps????
J avais écris cet article 2-3 jours après être arrivé en Israël mais je ne l avais pas publié.
La suite :
Apres des rencontres en or à Jérusalem, je me suis rendu à Ramallah puis à Bil'in en Palestine. (Là, je vous conseille vivement de faire un petit recherche sur google pour y comprendre qqch). J ai ensuite continué ma route jusqu'à Hebron (encore une fois je vous conseille vraiment de jeter un coup d oeil sur internet, la situation est un peu particulière dans cette ville). J en dis pas plus, si ça vous intéresse, je me ferai un plaisir de parler de tout ça avec vous en privée. Je ne suis pas expert en la matière mais j'ai VU beaucoup de choses qui m'ont CHOQUE ! J'aimerai partager tout ça... mais pas sur internet.
J’ai passé des dizaines de check point, j’ai été suivi par la police, j’ai du expliquer des centaines de fois ma situation, mon voyage. J’ai du faire attention à toujours rester à ma place de « touriste », peser mes mots, ne faire aucun jugement. Je n’y suis pas allé par conviction, j’étais une paire d’yeux qui voulait juste voir ce qu’il se passait. Je roulais tout seul en vélo et je dois avouer qu’après une semaine dans cet environnement extrêmement tendu, stressant, oppressant, j’étais content de retrouver le désert pour souffler un peu. Je me suis détendu avec les avions de chasse qui lançaient des rockets au dessus de ma tête, ouhraaaa.
Ce petit détour a été une belle claque dans ma petite tête de français. Je pense que je me souviendrai longtemps de cette semaine explosive :-) !
mardi 14 décembre 2010
Après le canal de Suez, on peut dire qu'on est en Afrique?
Et moi qui me disais qu'après tous ces kilomètres, rien ne pourrait m'arrêter.
Le Sinaï... Je pensais rouler 3 jours dans le désert, bronzer encore un peu et arriver tranquillement à Suez. Ben nan! Le Sinaï réserve ses petites surprises.
Le désert, c'est comme la montagne, tu fais pas le malin face à lui. T'y vas pas a l'improviste, c'est pas le monde d'Aladin et son tapis volant.
Comme prévu, je suis allé nager avec les dauphins juste avant la frontière avec l'Égypte. Une douche et hop je change de pays avant la nuit. Je dors sur une belle plage pleine de coraux, juste en face c'est l'Arabie Saoudite.
Le lendemain, je dois prendre une décision. Soit je passe par le nord et c'est 3 ou 4 jours non stop sans aucune forme de vie sur ma route, soit je passe par le sud mais c'est plus long et ça grimpe.
Quand j'arrive à l'intersection des deux routes, mon choix est vite fait : la route au nord ne m'inspire vraiment rien de bon, c'est trop ambitieux, je préfère passer par le sud (Ste Catherine) et la jouer sécurité.
Je commence mon ascension et sur le bord de la route, il y a déjà un chameau mort. ça annonce la couleur de la "sécurité"...
Ma première nuit est fantastique, je dors au premier col a 750m. Il n y a pas de lune, je ne peux même pas voir ma main si je tends mon bras, il n y a pas de vent : le silence est ABSOLU. Je peux entendre le bruit de mes doigts si je les frotte les uns contre les autres.
Le jour d'après, je rencontre un Bédouin qui m invite chez lui boire du thé (au milieu des chameaux).
Ce soir là, je dors juste au dessous du mont Sinai a 1400m et j'ai encore droit à une belle nuit étoilée.
Jusque là, le désert est bien sympa. C'est comme sur les cartes postales, il y a des falaises, du sable, des chameaux et du soleil. Pour info, je n'ai pas eu de pluie depuis Istanbul, ça fait plus de deux mois.
C'est pendant la descente jusqu'au Golf de Suez que ça se gâte.
A 5h le matin, le vent se lève. Au debut, c'était chouette, le sable glisse sur la route, ça fait des belles formes. Il y a des nuages jaunes oranges qui volent partout. Un peu, c'est sympa, mais quand le vent se lève VRAIMENT !, c'est beaucoup moins drôle.
Le sable commençait à me griffer les jambes, maintenant il pique les yeux et après c est l'enfer! Rien ne retient le vent, le sable vole, la poussière est partout, on n'y voit rien. J'ai eu vraiment peur quand je ne pouvais plus respirer : la poussière rentre dans les bronches et te sèche les poumons, tu as de la terre dans le nez et tu ne peux plus ouvrir les yeux. J'étais pris au piège et je devais planter ma tente ... dans le sable.
Tous mes bagages faisaient un mur au fond de ma tente pour éviter que les arceaux ne se cassent. J'ai mangé des pâtes à la poussière et j ai doublé la moustiquaire avec mon "turban palestinien :-)" pour pouvoir respirer. Difficile de trouver le sommeil évidemment avec ce vacarme.
Au petit matin, je retrouve un grand ciel bleu, je me rends compte que j'étais juste à côté de la mer.
J'ai le vent dans le dos toute la journée. C'est comme si de rien n'etait. Il y a juste des "chasses sables" qui dégagent les routes. J'arrive a Suez hyper fatigué, les cheveux raides comme de la paille après 7 jours dans le Sinaï. Je vais vite me trouver un hôtel, il est midi et je vais DORMIR.
Pffff, que d'émotion. Je pars demain pour les 2 derniers jours de route. J ai hâte d'arriver à destination, maintenant je ne pense plus qu'à ça. Un peu de temps au Caire pour profiter de mes derniers jours au soleil et ensuite je serai de retour a la maison.
Je suis impatient de ... me reposer... nan, de tous vous revoir!
Maa Salam
PS : j ai enfin pu uploader des photos, cliquez sur les photos qui defilent en haut a droite pour voir tout l album
Le Sinaï... Je pensais rouler 3 jours dans le désert, bronzer encore un peu et arriver tranquillement à Suez. Ben nan! Le Sinaï réserve ses petites surprises.
Le désert, c'est comme la montagne, tu fais pas le malin face à lui. T'y vas pas a l'improviste, c'est pas le monde d'Aladin et son tapis volant.
Comme prévu, je suis allé nager avec les dauphins juste avant la frontière avec l'Égypte. Une douche et hop je change de pays avant la nuit. Je dors sur une belle plage pleine de coraux, juste en face c'est l'Arabie Saoudite.
Le lendemain, je dois prendre une décision. Soit je passe par le nord et c'est 3 ou 4 jours non stop sans aucune forme de vie sur ma route, soit je passe par le sud mais c'est plus long et ça grimpe.
Quand j'arrive à l'intersection des deux routes, mon choix est vite fait : la route au nord ne m'inspire vraiment rien de bon, c'est trop ambitieux, je préfère passer par le sud (Ste Catherine) et la jouer sécurité.
Je commence mon ascension et sur le bord de la route, il y a déjà un chameau mort. ça annonce la couleur de la "sécurité"...
Ma première nuit est fantastique, je dors au premier col a 750m. Il n y a pas de lune, je ne peux même pas voir ma main si je tends mon bras, il n y a pas de vent : le silence est ABSOLU. Je peux entendre le bruit de mes doigts si je les frotte les uns contre les autres.
Le jour d'après, je rencontre un Bédouin qui m invite chez lui boire du thé (au milieu des chameaux).
Ce soir là, je dors juste au dessous du mont Sinai a 1400m et j'ai encore droit à une belle nuit étoilée.
Jusque là, le désert est bien sympa. C'est comme sur les cartes postales, il y a des falaises, du sable, des chameaux et du soleil. Pour info, je n'ai pas eu de pluie depuis Istanbul, ça fait plus de deux mois.
C'est pendant la descente jusqu'au Golf de Suez que ça se gâte.
A 5h le matin, le vent se lève. Au debut, c'était chouette, le sable glisse sur la route, ça fait des belles formes. Il y a des nuages jaunes oranges qui volent partout. Un peu, c'est sympa, mais quand le vent se lève VRAIMENT !, c'est beaucoup moins drôle.
Le sable commençait à me griffer les jambes, maintenant il pique les yeux et après c est l'enfer! Rien ne retient le vent, le sable vole, la poussière est partout, on n'y voit rien. J'ai eu vraiment peur quand je ne pouvais plus respirer : la poussière rentre dans les bronches et te sèche les poumons, tu as de la terre dans le nez et tu ne peux plus ouvrir les yeux. J'étais pris au piège et je devais planter ma tente ... dans le sable.
Tous mes bagages faisaient un mur au fond de ma tente pour éviter que les arceaux ne se cassent. J'ai mangé des pâtes à la poussière et j ai doublé la moustiquaire avec mon "turban palestinien :-)" pour pouvoir respirer. Difficile de trouver le sommeil évidemment avec ce vacarme.
Au petit matin, je retrouve un grand ciel bleu, je me rends compte que j'étais juste à côté de la mer.
J'ai le vent dans le dos toute la journée. C'est comme si de rien n'etait. Il y a juste des "chasses sables" qui dégagent les routes. J'arrive a Suez hyper fatigué, les cheveux raides comme de la paille après 7 jours dans le Sinaï. Je vais vite me trouver un hôtel, il est midi et je vais DORMIR.
Pffff, que d'émotion. Je pars demain pour les 2 derniers jours de route. J ai hâte d'arriver à destination, maintenant je ne pense plus qu'à ça. Un peu de temps au Caire pour profiter de mes derniers jours au soleil et ensuite je serai de retour a la maison.
Je suis impatient de ... me reposer... nan, de tous vous revoir!
Maa Salam
PS : j ai enfin pu uploader des photos, cliquez sur les photos qui defilent en haut a droite pour voir tout l album
mardi 7 décembre 2010
La classe de CM2 de Champs Perdrix écrit:
- Salam Alicoum ! Tout le monde est impatient de te voir pour la première fois et que tu nous racontes tout ce que tu as vécu dans les différents pays que tu as traversé. En classe, nous avons suivi sur une carte ton parcours. Nous avons fait des exposés sur les pays que tu traverses. Nous avons des questions : Dans quel pays es-tu maintenant ? Est-ce que il y a beaucoup de touristes ? Combien de kilomètres as-tu parcouru ? Combien de temps faut-il pour traverser la Turquie ? Comment faites-vous pour manger si il n'y a pas de Mc donald ? Comment fais-tu pour surmonter la chaleur dans le désert ? Pensez-vous continuer ou avez-vous envie de baisser les bras ? Dans quelle situation mentale êtes-vous ? Êtes-vous toujours aussi motivé ? Avez-vous appris quelques mots dans des langues étrangères ? Nous te remercions de prendre le temps de communiquer avec nous, ta lettre nous a émue, et nous voudrions te voir bientôt. Nous espérons que tu nous feras partager ton savoir, car nous voudrions en savoir un peu plus sur les différents pays que tu as visité. Nous te remercions beaucoup pour ta lettre ! Bon courage, Görüsürüz ! Eldad, Oussama, Süleyman, Illyasse, Chakir, Noémie
- 3 décembre 2010 10:18
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