Ici, je suis un touriste, alors je ne sais pas quoi écrire. La ville est magnifique, pleine de monuments grandioses, extrêmement grande, etc.. mais si vous lisez l'article de Wikipédia sur Itanbul, je ne vous apprendrai rien de plus. Alors je saute la description de la ville.
Par contre ! Je peux vous faire la description d'un restaurant. Selin me dit qu'on va rejoindre sa famille pour manger ce soir dans un kebap. Je suis bien étonné, c'est pas souvent qu'on va en famille, bien habillé à 20h30 précises, dans un kebab en Fance. Quand on arrive au restaurant, un type en costume vous aide à fermer la porte de votre voiture : ok, je vois le genre de kebap. Evidemment je suis habillé comme un pouilleux de voyageur en vélo, la classe. On s'assoit à une table, on nous apporte des dizaines de petits plats, tous aussi excellents les uns que les autres, du raki. Il y a toujours un serveur qui remplit ton verre d'eau, c'est tout juste s'il te met pas la fourchette dans la bouche. C'est un resto chic, c'est bon, c'est copieux, je dois avouer c'est plutôt agréable. Je n'ai déjà plus faim quand LE KEBAP arrive. Ca n'a rien à voir avec le kebab en France, c'est en fait comme une brochette de viande hachée. Il y en a 1001 types différents car on choisit ce que l'on veut dans la viande, en sauce et en accompagnement. Les serveurs ont compris que je ne suis pas d'ici et me font déguster encore des tonnes plats traditionnels. Je mange jusqu'à me rendre malade, j'y peux rien c'est trop bon. Le luxe, c'est d'être un pacha. On te sert, tu ne bouges pas, tu manges. Même s'il y a 2 ou 3 paires de couverts l'ambiance est vraiment sympa, je veux dire, ce n'est pas comme les resto francais et ça ne me manque pas. Les parents de Selin s'en vont en premier. Quand Selin et moi sortons du resto, c'est la cerise sur le gâteau. Il suffit d'appuyer sur un petit bouton pour qu'un type vous place votre voiture devant la porte de sortie du resto. La grosse voiture de ministre arrive, des hommes d'affaires attendent aussi leur voiture, mais ce sont les 2 gamins de 22 ans qui prennent le volant du paquebot, muahahah. (Là, c'est le moment où tu fais le beau gosse même s'il y a de la terre sur ton jean pourri ).
(remarque : visiblement en Turquie, les invités n'ont pas le droit de dépenser d'argent, même pour sa propre consommation.)
La question de ' agent est intéressante ici. Vous savez en France, on dit souvent : plus tard, je ne voudrais pas gagner plus d'argent que cela... Quel luxe de pouoir dire ça !! Ici, cette question n'existe pas, car si tu n'es pas riche, tu vis dans un quartier vraiment pourrave, tu manges de la mauvaise bouffe, tu bois de l'eau non-potable, etc... (contrairement aux petits villages alentours). Bref, en France on a le choix dans cette question car même avec des petits revenus, on peut avoir une vie très confortable. Bilan, ici il y a beaucoup plus d'étudiants diplômés que de postes, ça bosse dur pour survivre. ( A propos des retraites, ici c'est 55 pour les femmes, 60 pour les hommes, mais cela ne nous regarde pas).
A propos de mon voyage en général, samedi matin je prends le bateau jusqu'à Yalova et je me mets le cap sur Eskisehir puis Ankara. Il faut vraiment que je me magne, l'hiver arrive et je suis trop lent. Je m arrête trop longtemps à chaque fois, m'enfin j'ai du mal à faire autrement.
Le risque est LE prix à payer pour cette liberté? Merci pour la question.
Liberté, je veux bien, mais quel risque? Le risque de tout se faire voler? Quand vous faîtes du vélo autour de chez vous, y a-t-il un risque réel qu'on vous saute dessus et qu'on vous prenne tout ce que vous avez? Ailleurs, c est pareil, c'est juste autour de chez les AUTRES. Le risque de mourir de faim, de déshydratation... peu de chance. Le risque de se faire éclater par un camion : ok, je veux bien.
C'est la peur des autres, la peur de l'inconnu qu'il faut surmonter. La peur de ne pas savoir ce qui vous attend. La peur de prendre la vie comme elle vient. Tout ca, c'est de la PEUR, pas du risque. Alors il faut être courageux?
Nan, je pense pas, il suffit juste d'avoir ENVIE de ne plus avoir peur. Je veux juste dire qu on vit dans un monde qui a peur, on est habitués à avoir peur mais finalement ... pourquoi ? A quoi bon?
Dans tous les pays, les gens ont peur de leurs égaux dans les pays frontaliers. Quel dommage, c'est une belle perte de temps.
Je ne veux pas tirer de conlusions bidons ou prêcher la bonne parole, mais cette peur des autres, la peur de l'inconnu et surtout celle de l'IMPREVU nous bouffent toutes nos valeurs et nous retirent la vie au premier sens du terme, c'est pire que la peste, immunisez-vous vite! A mon sens, cette peur du " not under control" est un problème majeur et je suis en train de lui livrer bataille sur chaque km. Au moins, cette question sans fin me donne (peut-être à ceux que je rencontre aussi) du fil à retordre pendant que je pédale. Pour répondre à la question, voilà ce que moi j'en pense : Surmonte tes peurs, sois libre et surtout vis!
==> La guerre est déclarée! <==
==> La guerre est déclarée! <==
merci pour ta réponse
RépondreSupprimerça me convient
je suis d'accord
quand je parlais de risque je pensais risque de l'inconfort, physique et mental, la récompense c'est tout ce que tu vis et c'est formidable
moi j'ai surtout peur d'avoir froid et d'être dans l'humidité...
ça amusera Thierry et Martine de lire ça
repose-toi bien mais j'ai hâte de te lire sur ton vélo...
bises
Irène
On est encore et toujours sous le charme.. on vient en plus de repérer les pêcheurs sur le pont à Istanbul, ce sont les mêmes de mêmes que l'on a vu il y a un an..! si, si c'est vrai. Greg, on est encore pluche sde toi. La peur, ça peut vous miner une vie ! Et quand tu r'viendras, ce s'ra bien, bien, bien, tu pourras nous développer encore encore tout ça. Bon, ns sommes bien emm...dés, car Jean-Jacques n'est plus à Eskisehir, il est revenu à Edirne... Peut être l'avais-tu joint ? Ns allons te sMs ssé pour te le confirmer... Bisous de Tante Popole et Tonton Filou...(j'espère que ce message t'arrivera, because on a déjà essayé maintes fois.. mais on a dû passer l'àge ! ça ne marchait pas...signé : les gogols...
RépondreSupprimerAujourd'hui les fastes des portes de l'Orient...
RépondreSupprimerdemain, les débuts du Moyen-Orient...
Les réponses et les questions sont au bout des pédales
j'aime que l'on me raconte un monde où je ne suis pas
je trouve ça rassurant
encourageant
de savoir que d'autres sont là ailleurs...
bientôt les sables
keep on
time to leave
i am waiting to read you
tu as encore beaucoup à vivre
take care
La légende dit cela:
RépondreSupprimer" L'homme que tu connaissais, quand il franchit le Bosphore, il te sera inconnu, parvenu à l'autre rive, inconnu même à ses parents, à ses amis, à ceux qui pensaient le connaître. Celui-là, quand il franchit le détroit, il devient celui qui est, qui vit "
traduction libre
Take the life as it comes. Random mode.
RépondreSupprimerOn a essayé de t'envoyer un petit mot avec Jane Robert and Paula mais on est encore plus gogols et t'as rien reçu. Je t'envoie un gros mais gros bisou de Papa qui pense à toi sans cesse. Roule mon p'tiot, roule ta vie!
Hello boy ,
RépondreSupprimerOn peut encore t'appeler comme ça , t'as pas encore vu de personnes qui font de l'antiaméricanisme primaire ?
Blague dans le coin , au fil du temps , je me demande si tu as bien fait de suivre une voie scientifique ?
Quand je lis ton blog , même si tu as un coup de main de Marion , ta voie n'est t'elle pas celle du journalisme ou de la philosophie ,voire de l'écrivain ou les trois associés ,je ne plaisante plus ! Ton style est très concis , agréable à lire , on s'y croit ! !
Si tu as besoin , en attendant que tu reviennes vite , mais pas trop , on peut te chercher un éditeur .Journaliste freelance (Amstrong), ça le fait non ? Gamberge pas trop en roulant quand même , regarde la route , la piste peut être ? Réfléchis quand tu seras au bivouac .
A bientôt pour de nouvelles aventures .
André