Trois semaines de voyage, le temps et les kilomètres passent toujours aussi vite.
Après une dure journée avec un terrible vent de face, je retrouve Andrea et ses potes à Bratislava.
Cette journée entre Vienne et Bratislava a été horrible, ça ne voulait pas avancer et pourtant je luttais autant que je le pouvais. A un moment, c'en était trop. Je me suis assis au milieu d'un champs, dans la terre. Je regardais mon vélo droit dans les yeux (oui il a des yeux), avec ce foutu vent qui faisait vibrer ma capuche comme au sommet d'une montagne.
Premier moment difficile.
Je mange un peu pour me réconforter, j'écoute de la musique (dEUS : Nothing Really Ends) et je retrouve un peu de courage. Je sais aussi que des amis m'attendent à Bratislava. En fin de journée, je finis la route avec une Suisse qui voyageait aussi en vélo.
Finalement une fois arrivé, je décide de rester une journée en ville pour me reposer. J'ai pu goûter des super gâteaux et plats traditionnels et découvrir un peu la culture slovaque avec les potos. Merci Andréa !!!!
Je suis ensuite reparti direction la Hongrie. C'est pas toujours facile de rester qu'une journée dans une ville et repartir, m'enfin, c'est comme ca : on the road again.
Journée tranquille et ensoleillée. Je rencontre des Allemands sur la route, on roule ensemble 5 minutes jusqu'à ce que deux d'entre eux chutent sur la route et voilent une roue. C'était ensuite une longue mission que de trouver une nouvelle roue pour ce vélo qui ne pouvait plus rouler. Je me suis arreté le soir a Győr dans un petit camping.
10 septembre : That was a day !!!
Je commence la journée en roulant sur la route n°1. Après plusieurs kilomètres, je me rends compte que des paneaux indiquent les km sur le bord de la route (exemple : 113 le matin). Tous les km, le nombre diminue... mais jusqu'où, j'en sais rien.
Je roule 70km sous la pluie et je réalise que cette route mène jusqu'à Budapest. Je voulais d'abord faire le trajet Gyor-Budapest en 2 jours mais finalement, comme il pleuvait fort, j'ai décidé de le faire en une seule journée (je ne voulais pas monter ma tente sous la pluie et tre mouillé pendant 2 jours).
Je bois un café bien serré et je repars pour 70km. Quellllllle horreur. Au total 135km sous la pluie, j'arrive à Budapest presque de nuit, fatigué comme jamaaaaiiiiis je n'ai pu l'être. J'avais très froid, je n'avais plus d'énergie. Ce décompte des kms a été un calvaire pour le moral pendant 100km. C'était avec de grosses larmes et mon plus grand sourire que j'ai passé le panneau Budapest.
J'ai attendu mon ami Tamas enroulé dans une couverture en polaire dans un café au centre-ville et j'ai apprécié comme jamais le confort de son appartement.
Cette journée a été de toute évidence la plus dure physiquement de tout ce voyage !!!
En tout cas je suis bien arrivé et ça a été une satisfaction immense, un but accompli, une étape importante et une joie de retrouver mes amis.
Les routes hongroises réservent des petites surprises : Une flaque d'eau au bord de la route peu cacher un trou énorme. J'ai eu peur plusieur fois de casser une roue ou de déchirer un pneu mais non... mon vélo est indestructible. J'ai failli tomber aussi sur les bandes blanches de passage piéton qui glissent autant que les limaces :-).
Voila un petit résumé de ces 4 derniers jours. Maintenant je vais me reposer à Budapest quelques jours car mes poignets me font mal. J'ai du mal à tendre la main gauche à cause du froid et de la pluie d'hier. Bref, j'ai besoin de repos. A très bientot.
je suis tes aventures
RépondreSupprimer135 km, ça me laisse pantois
reposes-toi bien
.pfffffffff avec mes petits 50 kms de samedi je me fais toute petite et en plus il faisait beau..!!!grosse épreuve mais grande satisfaction pour toi..prend soin de toi à Budapest.....
RépondreSupprimerMon frère, tu assures sévère !
RépondreSupprimerChaque fois que je te relis je rigole et je flippe avec toi,
c'est génial que tu tiennes ce carnet de bord, je dirais, que c'est très généreux de ta part :)
Ca me fait voyager aussi
Je te fais des très gros bisous MMMwah
Mal au poignet parce que quand c'est difficile, quoique l'on veuille faire, on tire sur le guidon ?
RépondreSupprimeras-tu pris des photos ?
RépondreSupprimertu rencontres d'étonnants personnages
les verrons-nous, nous qui sommes à quai ?
j'aimerais bien voir, entendre, même le bruit de la route qui défile, le son de la perfection du roulage
Bon courage à toi , on y pense plus encore quand tu a galéré plus que d'habitude ! Pas une raison pour en profiter , plein de courage à toi! André
RépondreSupprimerMessage posté un 11 septembre , un hasard ?
RépondreSupprimerAprès ses difficultés , ça ne pourra pas être pire et les jours qui viennent ne pourront qu'être meilleurs !
André